Une ferme solaire sur 20 hectares à l’aérodrome de La Baule ? Les étapes à franchir avant de voir les premiers panneaux installés
La Ville de La Baule prépare un projet photovoltaïque à l’aérodrome, où 20 hectares de terrain sont évoqués. Une consultation pour l’accompagner a été lancée, selon Ouest-France. Financement privé, droit d’occupation et autorisations restent au cœur du passage de l’idée à l’installation.

Vue conceptuelle du rapprochement entre aérodrome et photovoltaïque, sans représentation du site réel ni d’une installation en service.
À La Baule, le photovoltaïque pourrait changer d’échelle en investissant une partie des terrains de l’aérodrome communal. Le reportage publié par Ouest-France le 19 octobre 2026 évoque 20 hectares de surface au sol disponibles. La Ville a lancé une consultation pour une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage. C’est donc la préparation du projet qui avance, avant les autorisations nécessaires à une éventuelle ferme solaire. [1]
L’enjeu se joue dans cet écart entre une surface disponible et une installation réalisable. Le foncier donne une idée de l’ampleur possible, mais il faut encore organiser le projet, son financement et les conditions permettant de produire de l’électricité sur un site aéronautique.
Une mission pour préparer le projet, pas pour poser les panneaux
L’assistance à maîtrise d’ouvrage, ou AMO, consiste à accompagner la collectivité qui porte le projet. Autrement dit, la Ville cherche une aide pour le préparer et éclairer ses décisions. Cette mission se distingue du chantier lui-même : consulter pour une AMO ne revient pas à commander la pose des panneaux.
Pour comprendre où se situe le dossier, trois sujets sont à distinguer :
- La préparation : l’AMO doit aider la commune à organiser son projet photovoltaïque.
- Le financement : le modèle envisagé repose sur un investissement privé, associé à un droit d’occupation du site.
- Les autorisations : les démarches concernent notamment l’aviation civile et les services de l’État. [1]

Un financement privé envisagé, avec le droit d’utiliser le terrain
Interrogé par Ouest-France, le maire Franck Louvrier évoque un investissement privé avec un droit d’occupation. Ce droit permettrait à l’opérateur d’utiliser un espace pour son installation, dans les conditions à définir. Il ne se confond pas avec l’achat du terrain : le sujet est ici l’usage du site pour produire de l’électricité. [1]
Cette distinction aide à comprendre le rôle de chacun. La commune dispose du foncier concerné, tandis que le financement de l’équipement serait porté par un acteur privé selon le modèle présenté. Le maire cite EDF, Engie et Bouygues parmi les entreprises susceptibles de se positionner. Il s’agit de possibilités évoquées dans le reportage, pas d’entreprises annoncées comme retenues. [1]
Sur un aérodrome, les autorisations font partie du projet
La disponibilité du terrain ne suffit pas à décider de son équipement. Ouest-France mentionne les agréments et autorisations à obtenir, notamment auprès de l’aviation civile et des services de l’État. C’est une étape de fond : une implantation solaire doit pouvoir s’inscrire dans les contraintes du site qui l’accueille. [1]
Le Service technique de l’aviation civile publie d’ailleurs une page consacrée aux installations photovoltaïques à proximité des aérodromes. Elle renvoie à la révision du 10 octobre 2024 de la note encadrant les avis de la Direction générale de l’aviation civile sur ces projets. Ce cadre général explique pourquoi le volet aéronautique compte dans le dossier baulois. [2]

Les 30 bâtiments étudiés dessinent une autre échelle d’action
L’aérodrome n’est pas le seul terrain de réflexion de la municipalité. Selon Ouest-France, 30 bâtiments communaux ont été étudiés. Parmi les pistes citées, des panneaux sur l’hôtel de ville pourraient alimenter les véhicules du parking voisin. Le projet du nouvel hôtel de police intègre aussi des panneaux destinés à l’autoconsommation, c’est-à-dire à utiliser sur place l’électricité produite. Des installations sur des parkings sont également en réflexion. [1]
Pour l’aérodrome, le schéma décrit est différent par son ampleur : la production pourrait servir au site, avec injection du surplus dans le réseau électrique. L’autoconsommation correspond à l’électricité utilisée sur place ; l’injection consiste à envoyer ce qui n’y est pas consommé vers le réseau. Ce sont deux usages de la production à distinguer pour comprendre le fonctionnement envisagé. [1]
Sources et références
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