Généralement, Raymond Durandet n’est pas du genre à cacher ses sentiments. Quand il a quelque chose à dire, il le dit sans détours. Il envoie et ça « décolle ». En juillet dernier, il était « colère ». Mais il a atterri depuis. « En novembre dernier, nous avons eu une nouvelle réunion pour faire point avec ARABESC. Ce fut l’occasion de faire un point, de préciser nos projets et tenter de répondre aux revendications des riverains de l’aérodrome ». Comme un résident aux bords d’une ligne TGV se plaint du bruit des trains, le bruit des avions est le leitmotiv des riverains de l’aérodrome. Sauf que, l’aérodrome d’Escoublac était là bien avant eux. « Trop près du feu on se brûle ».
C’est ce que réclame ARABESC. « Nous n’y sommes pas opposés. Nous sommes toujours prêts à faire des efforts. Mais ils présentent une dangerosité car cela entraîne une perte de puissance des moteurs. Les nouveaux modèles semblent régler ce problème. Cependant, il faut que les riverains sachent que ces nouveaux silencieux ne sont efficaces qu’en palier. C'est-à-dire à une centaine de mètres d’altitude ».
Cela ne change donc rien au problème des riverains. De plus, le coût au niveau de l’investissement, l’ACCA possède sept avions, serait environ de 7 000 € à 8 000 € par avion. À cela, il faut ajouter les frais d’entretien qui approchent les 500 € toutes les 500 heures de vol. Raymond Durandet précise « Afin d’être conciliants, nous avons posé la question à la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) et à la Fédération. Pour amortir les frais et à titre d’essai, nous allons monter un dossier de demande de subvention pour un seul silencieux. Il sera destiné à l’avion-école qui fait le plus de bruit. Cela est prévu à la fin de l’année 2012. Nous faisons des efforts .» D’ici là, les boules « Quiès » sont de mise.
Quoiqu’il fasse, le président Raymond Durandet semble résigné à des relations conflictuelles avec les riverains. L’ACCA a fait en sorte que ses avions répondent aux normes de la DGAC.
Il a respecté ses engagements au niveau de la charte de bonne conduite et du protocole de 2010. « Ce qui me gêne, c’est que Monsieur Chogon, président d’ARABESC, a déclaré que même si l’on répondait à leur demande de silencieux, eux ne le resteraient pas. Cela ne les empêcherait pas de revendiquer encore. À quoi bon essayer d’améliorer les choses ? Que faire de plus ? Dans la nouvelle génération des avions qui font moins de bruit, il n’existe que des modèles biplaces ; Nous ne pouvons pas les utiliser. Le sujet récurrent du bruit restera toujours d’actualité sauf, à utiliser des avions sans moteurs ».
Même pas des planeurs qu’il faut bien remorquer afin qu’ils décollent du sol.
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Commentaires
Il ne faut pas compter sur la DGAC pour faire un effort mais sur le Préfet. Nous nous avons réussi grâce à un Préfet énergique il y a 4 ans à obtenir une charte et surtout des comités de suivi fréquents qui a bien amélioré les choses; mais surtout nous avons établi des relations franches et sincères avec les présidents de clubs; Il faut dire que ce sont des personnes très intelligentes et efficaces.
et puis nous avons adhéré à l'UFCNA et nous en avons eu des conseils.
elles ,au moins, ne se plaignaient pas du bruit.....!!!!