La réunion annuelle du Groupement des résidents secondaires de la Baule et Associés (GRSB) a mis une nouvelle fois en avant la future ferme éolienne qui doit s’implanter sur le banc de Guérande.
Ce projet interpelle le président Pierre Lamouley qui au nom du Groupement ─ comme d’autres associations (Prosimar à Pornichet, ou le collectif DFM (Défense de la Mer) ─ dénonce l’implantation de ces 80 machines et son l’impact bio-sous-marin.
« Nous avons lancé un recours à titre gracieux qui a été balayé en juin et un second contre les arrêtés d’exploitation auprès du tribunal de Nantes qui a subi le même sort. Un recours en contentieux sera lancé par notre avocat lundi » conclut-il pour cette phase juridique. « L’idée de déposer de nouveaux recours permettra de retarder le processus, de gagner du temps en espérant que d’ici la d’autres solutions débouchent ».
« Nous ne sommes pas contre le principe, mais contre l’implantation » explique-t-il. Il parle d’éoliennes de 200 mètres de hauteur (en réalité, la nacelle d’Halliade, l’éolienne d’Alstom testée sur le site du Carnet à Frossay culmine à 100 m…)
Sur les possibles pollutions engendrées : « On va creuser 80 trous de 30 m de profondeur sur 8 de large, qu’en sera t-il de la faune et de la flore, des déchets engendrés par le creusement des fondations ? ». Il estime que cela perturbera la courantologie avec peut-être un ensablement complet de la baie ; mais glisse néanmoins « C’est un risque non avéré, on ne s’est pas ce qui va se passer… ».
Puis, selon le président du GRSB : « Les éoliennes perturbent les radars des avions qui, avec l’arrivée de Notre-Dame-des -Landes, risquent d’emprunter des couloirs aériens qui les feraient passer au-dessus de nos têtes ».
Pierre Lamouley agite aussi le spectre économique : « Le groupe Barrière pourrait quitter la Baule ».
Cela s’agite dans la salle, en attendant l’arrivée du maire Yves Métaireau, dont les oreilles doivent siffler, des voix se lèvent ici et là : « On ne peut pas être classé dans le club des plus belles baies du monde et accepter un banc d’éoliennes au large ».
Et « Il y a trois ans, le conseil de développement de Cap Atlantique (dont Yves Métaireau est le président) a voté une motion à l’unanimité pour que les élus de la Presqu’île votent contre ce projet. Monsieur Métaireau s’en est offusqué et s’est refusé à jouer son rôle de porte-parole ».
Autre piste, faire classer le banc de Guérande en zone Natura 2000. « Oui, mais c’est très long comme procédure et les promoteurs iront plus vite que nous ».
Après une bonne heure de débat, l’assemblée vote une motion, à son tour, pour demander que la mairie appuie ou finance une étude d’impact indépendante. En effet « Celle qui sera lancée l’an prochain est financée par les promoteurs du projet ».
Autre cheval de bataille, l’AVAP qui remplace la ZPPAUP.
Relire : http://www.labaule-infos.net/l-avap-n-attire-pas-la-foule-23-43-705.html
L’Aire de mise en valeur du patrimoine qui avait attiré seulement une dizaine de personnes en mars dernier lors de sa présentation publique alerte le GRSB.
Le groupement s’inquiète de la clause de démolition concernant les villas dites marron, villas de deuxième catégorie appelées également villas d’accompagnement.
L’association par la voix de son président, estime que « l’on organise ainsi la démolition de villas ». De même pour les immeubles du front de mer, et dénonce une sur-densification, il propose une modification du texte interdisant les démolitions, sauf cas exceptionnel (par exemple, grande vétusté).
Yves Métaireau accompagné de plusieurs adjoints arrive à la réunion, pour entendre les doléances et plaidoyers de l’assistance (environ 70 présents).
La réunion va prendre une autre tournure. Yves Métaireau va intervenir dans un discours de politique générale sur la stratégie municipale, évoquer la crise mondiale et la bonne santé financière de la ville.
Il présente les grands chantiers en cours ou à venir, le nouveau marché, la rénovation d’Atlantia, le futur pôle pépinière d’entreprises de la ZAC de la Victoire, les routes ou le regroupement des écoles.
Rien de neuf non plus avec l’environnement et la Marianne d’or ou l’entrée dans le club que vous savez. Sans oublier les grandes manifestations bauloises, du jumping à la semaine de l’élégance en passant par les voiles de légendes.
« Nous agissons avec prudence et avons décidé d’investir dans le domaine économique ».
Le maire va aussi insister lourdement sur le fait que La Baule est un peu seule au monde : « Aujourd’hui nous sommes comme le village d’Astérix ». Ce qu’il veut démontrer, c’est que toutes les clés financières sont entre les mains de la gauche. « Je ne peux pas me les mettre à dos », parlant des collectivités, État, Région ou Département qui financent les investissements de la Ville. « Il faut s’adapter si nous voulons survivre ».
Et en découle sa position sur l’éolien, répondant à la demande de l’association d’une étude d’impact indépendante : « Oui, j’interviendrai, mais, je ne suis pas sûr de l’obtenir, (déception du public). Je ne suis que la voix du maire de la Baule et du président de Cap Atlantique ».
Sur la demande de modification de l’AVAP : « Il faut évoluer, nous ne voulons pas faire de la Baule un village de Schtroumpfs. Je ne veux pas d’une doctrine sévère qui nous enferme dans une situation générale contre le dictat d’une association ».
Finalement, après une petite discussion en off, le président du GRSB annonce que le texte sera modifié dans le sens de l’association.
Le 15/08/2022 par vincenot dans
Lavis du Guézy en assemblée générale
Le 15/08/2022 par vincenot dans
Lavis du Guézy en assemblée générale
Le 09/07/2021 par GG dans
ARABESC se bat encore et toujours
Le 01/06/2019 par Tiradeau dans
La Baule : deux bridgeurs sacrés champions de France
Le 02/10/2018 par PERALTA ANTOINE dans
La Baule : Rencontres au Théâtre des 5 Sens
La Baule Infos : Flux RSS | Newsletter | Favoris | Plan du site | Galeries photos | Liens | Contact
Réseau Media Web :
Saint Nazaire | Pornichet | Le Pouliguen | Le Croisic | Batz Sur Mer | Guérande | La Turballe | Saint Brevin | Angers | Nantes | Brest
Régie par : Agence de presse et marketing Images & Idées - images-et-idees@mail.ch CH 1847 Rennaz
Commentaires
Pour ce qui est de l'environnement, c'est une belle blague ! Les éoliennes ne vont en rien dégrader le paysage, du moins pas autant que les immeubles en bord de mer dans lesquels ils vivent. Au passage messieurs dames, pour les construire il a fallu en détruire des milieux dunaires !
Bref', l'exemple parfait des gens qui se mêlent de ce qui ne les regardes pas et qui viennent déranger les vrais habitants de notre belle presqu'île, et ceux en toute impunité (avec le soutien des collectivités).
Vous verrez, tout à coup la protection des oiseaux prendra du sens.
C'est ainsi qu'il ne devrait pas y avoir d'éoliennes au nord de l'île de Ré.
Par ailleurs, l'association est ouverte à tous.
Outre la modification de notre paysage marin, nous savons que les gigantesques travaux auront un impact incommensurable sur le littoral et la qualité de ses eaux: le Banc de Guérande ne peut être considérée comme une zone propice!!!
Pour ce qui est du débat sur le mix énergétique, c'est un sujet politique qui dépasse l'objet de notre association: mais il est certain que l'éolien, énergie intermittente, ne résoud en rien la question du nucléaire, génère des coûts exorbitants pour les générations montantes, demande le développemnt d'usines polluantes et génératrices de Gaz à effet de serre, et nous prépare une société où le consommateur sera totalement sous contrôle du compteur intelligent que promeut la Commission Européenne...
La presqu'île est littéralement morte hors saison, absence de projets, absence de jeunesse, maison de retraite géante...
Les touristes "tuent" la presqu'île en empêchant les "autochtones" de se loger (sans avoir hérité j'entends bien de), je ne pense pas qu'il soit nécessaire de faire un cours sur l'inflation de l'immobilier pour comprendre...
Olivier Guichard doit se retourner dans sa tombe à voir ce qu'est devenue sa commune chérie. C'est pas lui qui se serait laissé monter sur les pieds par tout ces ronchons.
Ah! au fait... j'ai 65 ans et pleins de petits enfants ... et nous aimons la vie ... pas les morts vivants.
Prenez votre boldoflorine pendant que je prends un ty punch.
Maintenant je n'ai pas encore eu d'arguments permettant de contredire ce que je disais dans mon message précédent, à savoir qu'une population permanente est à privilégier par rapport à une population estivale (création d'emplois et de richesses, développement démographique, rajeunissement de la population, bref vie l'hiver).
Au passage, cette appropriation du territoire faites par les touristes "Mais ce patrimoine maritime appartient à ceux qui font l'effort d'y venir pour faire vivre le tourisme..." / "Mais si vous deviez laisser détruire ces paysages merveilleux que nos anciens ont su protéger" (dixit Collas) est faite sans connaissances de l'histoire de la Presqu'île. Grâce à vos anciens qui ont tellement fait pour protéger le coin, on a failli se retrouver avec des immeubles à la place des marais salants Alors en matière de protection C'est une blague et une aberration de prétendre posséder la presqu'île parce qu'on y a séjourné quelques jours.
PS: merci les paludiers d'avoir empêcher cela !
Nous sommes tout de même face à une population atypique. Personne n'oserait prétendre que vivre à la Baule c'est comme vivre dans une banlieu parisienne ou dans une bourgade de la Creuse.
Mais personne n'oserait non plus dire que la majorité des Baulois se range derriere les avis de MM Lhorthy ou Prosimar. Et c'est bien là le terreau de prédiliction de striptease !
Bien admettons MM les anti-éoliens sur la côte que vos arguments aient convaicu nos élus, que proposez vous à la place, qui puisse répondre dans un même délai (et j'insiste sur ce point) aux mêmes questions :
- Réduire la dépendance petrole?
- Pallier aux besoins croissants?
- Ne pas émettre de CO2?
- Ne pas être polluant de façon irréversible ou sur un temps dépassant deux à trois génrations?
- Pouvant être relié au réseau existant, et non pas à créér?
- Dans les limites d'un budget raisonnable (pouvant être supporté sur 2 générations) ?
-Pouvant créer des emplois directs tant en phase d'investissement, qu'en phase d'exploitation.
-Sans risqe aucun pour la santé humaine.
-Dont l'impact sur l'environnement , à défaut de ne pouvoir être nul ( comme toute activité humaine) , puisse au moins être mesurable et acceptable ( la seule pollution visuelle ne pouvant être retenue, car subjective).
-Dont le recyclage après usage ne pose aucun problème
- Avec un rendement prouvé.
Posez, face à chaque solution connue à ce jour ( Nucléaire, barrage hydro,petrole, charbon,solaire,
hydrolien,biomasse, bois, gaz), les questions ci-dessus , dites nous laquelle ,à part l'eolien, y répond pratiquement et de façon positive?
Maitnenant, on peut toujours rouvrir le débat sur le nucléaire au Carnet. au fait vous étiez pour ou contre ?
Et quelque soit la source qui obtienne votre faveur, merci de préciser ou vous voudriez l'implanter? On verra avec les riverains s'ils sont d'accord.
1. vous avez raison de mettre en avant les délais... Mais justement, il n'y a pas d'urgence et d'autres moyens que les éoliennes bétonnées au fond de la mer sont en train de se développer.
2.besoins d'énergie et dépendance au pétrole:l'éolien peut présenter un intérêt mais son rapport prix/efficacité est très médiocre. Son "rendement" n'est pas prouvé (voir les statistiques mensuelles de RTE).
3.émission de CO2:désolé mais vous vous trompez car les éoliennes ne produisant au mieux que 30 % du temps, et de façon aléatoire, à leur puissance nominale, il faut pallier leurs défaillances avec des centrales à flamme... produisant du CO2!Telle est l'origine des très mauvaises performances du Danemark en taux de CO2 par habitant...
4.pollution à long terme:d'accord pour le traitement des déchets nucléaires ...mais les usines éoliennes en mer auront divers effets polluants sur 20 ou 30 ans (infrasons, courants et sédimentologie, confiscation de grandes surfaces maritimes, etc) Ne vaudrait-il pas mieux consacrer tout cet argent à la résolution du problème des déchets nucléaires ?
5. création d'emplois directs: sans doute quelques uns (50 à LA TURBALLE, 500 à St NAZAIRE ?) mais combien d'emplois détruits dans la pêche professionnelle, les activités dérivées, le tourisme, l'hôtellerie et la restauration? Pourquoi un important groupe de tourisme a-t-il décidé de s'associer aux recours contre l'appel d'offres ?
6 sans risque pour la santé humaine ? dans l'attente d'études épidémiologiques (lancées en Allemagne), il reste un doute... En 2008/09 un promoteur prétendait que le Banc de Guérande était "pauvre en biodiversité"... parce qu'alors il n'y avait pas d'études approfondies. Cela a beaucoup changé, et on sait après études scientifiques, qu'il ne s'agit pas "d'une simple pollution visuelle" !
7. recyclage après démantèlement:les études des industriels laissent en place les parties bétonnées et 10% du reste n'est pas recyclable !
Enfin halte aux emmerdeurs qui gachent notre vie et notre presqu'ile.
Nous n'en avons pas besoin.
PAPYDOM44
Vous écrivez :
1-"il n'y a pas d'urgence..les éoliennes bétonnées ...sont en train de se développer"
Mon commentaire : Le béton en mer ne gêne donc pas, si on vous lit bien.
Quand à attendre, oui pourquoi pas ? Mais combien de temps? Comme dit l'autre ça chauffe.
2-"rapport prix/efficacité est très médiocre".
Certes ce n'est pas le rapport des produits pétroliers, ni celui du nucléaire. Mais que proposez vous d'autre ? L'hydrolien et le solaire, n'ont pas encore prouvé un meilleur rendement.
3-"émission de CO2...il faut pallier leurs défaillances avec des centrales à flamme... produisant du CO2!Telle est l'origine des très mauvaises performances du Danemark en taux de CO2 par habitant."
A ce jour et malgré le nucléaire, nous avons encore du compensatoire petrole ou charbon,( ex Cordemais). Bien sûr si toutes les centrales nucléaires s'arrêtaient et devaient être remplacées par des éoliennes, je serai d'accord avec vous. Mais qui dit cela? Donc si on garde encore le nucleaire , que l'on soit pour au contre n'est pas le débat, bien au contraire le fait de faire de l'éolien réduira la production thermique, qui serait nécessaire, parce que consommation grandissante.
A moins que vous ne vouliez, c'était une de mes questions, plus de nucléaire ?
4."pollution à long terme:d'accord pour le traitement des déchets nucléaires ...mais les usines éoliennes en mer auront divers effets polluants sur 20 ou 30 ans (infrasons, courants et sédimentologie, confiscation de grandes surfaces maritimes, etc) Ne vaudrait-il pas mieux consacrer tout cet argent à la résolution du problème des déchets nucléaires ?
Ce ne sont pas les mêmes qui payent pour l'éolien, que ceux qui devraient payer pour le nucléaire. Et si nous devions aller vers une telle solution, le cout du nucleaire s'en trouverait augmenté...et par conséquent l' eolien deviendrait du coup plus attractif" CQFD.
A suivre...
Sauf que bien sûr, faire des économies ça rapporte moins d'argent que de construire et spéculer !