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Qui s’y frotte s’y pique !

Lors de la 7e semaine de l’écriture de La Baule, Henry Moreau, chef de cabinet de la direction de police judiciaire à Paris, a fait une conférence-débat sur la vie au 36, quai des Orfèvres.
Henry Moreau
Henry Moreau

    Henry Moreau est un habitué de la station balnéaire où il a une résidence secondaire. Passionné par son travail, méconnu, il répond avec bonne volonté aux 1 001 questions que se posent les gens. Il travaille au 36, quai des Orfèvres depuis 18 ans et connaît l’organisation sur le bout des doigts : « la PJ parisienne s’occupe de Paris et des départements limitrophes (75, 92, 93, 94). Si un crime se passait à La Baule, ce serait la DIPJ de Nantes qui s’en chargerait. Il y a 7 500 agents en France, dont 2 288 sur Paris. Mais nous sommes surreprésentés dans la littérature et le cinéma », commence Henry Moreau. Placée sous l'autorité d'un directeur, assisté d'un directeur adjoint, de trois sous-directeurs, d'un chef d'état-major et d'un chef de cabinet, la direction de la PJ parisienne comprend quatre sous-directions spécialisées : affaires économiques (7 brigades spécialisées dans la lutte contre la délinquance économique, financière et boursière), brigades centrales (7 services de lutte contre le grand banditisme, certaines formes de délinquances spécialisées et organisées et de trafics divers), services territoriaux (délinquance et la criminalité locales) et soutien à l'investigation (l'identité judiciaire, le service de gestion opérationnelle et celui de la documentation criminelle). Les services sont logés dans l’enceinte du palais de justice. « Je suis un pur produit de la PJ : j’ai passé 11 ans à la crim’. J’étais de permanence lors de l’attentat contre Chirac du 14 juillet 2002 et lors de la tuerie au conseil municipal de Nanterre du 27 mars 2002 », ajoute Henry Moreau.

70,7 % de taux d’élucidation

Lutter contre le grand banditisme sous toutes ses formes : la délinquance en col blanc, les attaques de banque… « La force de la PJ, c’est le groupe. Il n’y a pas de policier solitaire, ni de héros ; le héros, c’est le groupe », précise Henry Moreau. La PJ mène trois types d’enquêtes : suite au flagrant délit, suite à des commissions rogatoires et suite à des enquêtes préliminaires. Pour Henry Moreau : « une enquête réactive, c’est quand nous partons du crime. Avec un homicide, comme nous n’avons aucun renseignement, nous commençons toujours par la victime. C’est rare quand il n’y a pas de lien avec l’auteur du crime ». en 2010, la PJ a élucidé 9 140 crimes, soit 70,7 % des affaires traitées. 8 954 personnes ont été mises en cause dont 6 340 ont été placées en garde à vue et 3 619 déférées à la justice. Les crimes traités : 287 homicides et tentatives, 207 coups et violences volontaires, 715 viols, 77 infractions liées au proxénétisme, 945 vols à main armée, 147 destructions et dégradations diverses, 656 trafics sans usage et usage revente de stupéfiants, 1 102 affaires d'usage de stupéfiants, 247 falsifications et usages de chèques volés, 377 falsifications et usages de cartes de crédit ainsi que 1 333 escroqueries. Henry Moreau comme tous les agents de la PJ est fidèle à la devise du service : « Qui s’y frotte, s’y pique ».

Auteur : AP | 09/08/2011 | 0 commentaire
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