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Oublier l’effet yoyo !

À l’époque des vœux et des bonnes résolutions, perdre du poids et faire attention à son alimentation ne sont pas une gageure ; mais, il faut mieux se faire aider pour éviter de faire n’importe quoi. Rencontre avec Pauline Cheve, une jeune diéteticienne exerçant à La Baule.

Maigrir à la carte est impossible

Le diététicien a la particularité d’être une sorte de technicien de l’alimentation. C’est un « rééducateur » nutritionnel dont le job consiste à étudier votre façon de vous comporter face aux aliments, à effectuer des bilans et procéder à un rééquilibrage.
« Ce n’est pas en mangeant des haricots verts que l’on va perdre uniquement du ventre ». Nous voilà prévenus d’entrée de jeu ; Pauline Cheve, en activité depuis octobre 2010 au cabinet paramédical du marché de La Baule, voit défiler toutes sortes de pathologies.
« 95% de mon activité consiste à gérer les problèmes de surpoids ; 30% de mes patients viennent sur prescription médicale. Les autres pour maigrir tout simplement.  Les périodes de pointe sont les après fêtes de fin d’année et le printemps ».
Mais attention prévient-elle, la perte de poids ne se fait pas à la carte, le : « Si je mange des carottes, je vais perdre des fesses, ne fonctionne pas ». Sa clientèle bauloise est composée de 90% de femmes réparties en deux tranches les 18/25 ans et les plus de 55 ans ; comme si, entre les deux, tout allait bien…
Si elle reconnaît qu’une partie de cette clientèle a « une certaine estime de soi », la démarche semble parfois un peu surfaite dans un esprit d’esthétique à tout prix.  Ce n’est pas la même philosophie de vouloir perdre 3 à 4 kg pour être au top sur la plage ou se libérer de 20 kg de trop pour les obèses.
IL faut une certaine volonté participative pour d’abord entendre ce qui ne va pas,  la première consultation dure une heure trente.
 L’on va donc commencer par un bilan via une analyse de sang et le décryptage des  habitudes alimentaires liés à des modes de vie plus ou moins à « risques ». « J’ai une grosse clientèle de commerciaux qui vont au restaurant régulièrement et des chauffeurs de cars ».
Évidemment la prise de poids est aussi liée au manque d’activité physique « qui dit surpoids dit sédentarité » ; mais aussi au mode de cuisson : « Avant de poser le diagnostic pathologique, lorsque la personne me dit cuisiner avec de l’huile, on est presque sûr de trouver du cholestérol ».

L’indice de masse corporelle

Le poids divisé par la taille au carré va donner un nombre. Entre 19 et 25, il n’y a pas de souci. L’on va commencer à se poser des questions s’il est hors cette fourchette, au-dessus de 30, on commence à parler d’obésité et de risques médicaux.
« En sortant de chez moi la première fois, les patients sont un peu dépités, mais ce n’est qu’une étape ».
Il va s’ensuivre une enquête alimentaire allant du petit-déjeuner au coucher en passant par les phases de collation et de grignotages. Puis un cours sur les groupes d’aliments, des sucres aux graisses en passant par les protéines. Pauline Cheve n’a rien contre le fameux « mangez cinq fruits et légumes par jour », sauf que pour elle « C’est un peu du marketing ».
Une fois la leçon apprise, tout au moins entendue, le patient se voit attribuer une fiche de route où tout ce qui est avalé est noté, heure et moment compris. « J’ai un patient qui mange du poulet à quatre heures du matin. Je lui ai proposé d’essayer un morceau de pain avec un fruit… »
Pour ne pas frustrer ses patients, l’idée est de se baser sur leurs habitudes alimentaires et pratiquer par touche à un rééquilibrage afin d’éviter les frustrations. C’est la nutritionniste qui s’adapte aux patients. « Il ne faut pas qu’ils se sentent fautifs ou coupables en faisant des écarts ».
« Les fêtes de Noël ont été une vraie orgie »
Il faut donc « mettre tout cela à plat » Et d’instaurer des codes couleurs sur les aliments (le gras, le sucré, …) « Ah, je n’aurais pas dû manger deux parts de gâteau ».
« Les personnes qui viennent sont parfois dans l’ignorance la plus complète et dans les clichés comme le pain qui ne fait pas grossir . C’est faux, il y a de la farine qui est calorique ; donc, il ne faut pas manger du pain à outrance ».

C’est un vrai apprentissage ou réapprentissage ; comme à la maternelle, Pauline Cheve propose des tableaux avec des dessins d’aliments…Il faut trouver dans lesquels on trouve des graisses, « certains entourent tous les produits » ; exemple typique la banane qui contiendrait des graisses, c’est bien sûr faux.
Apprendre à lire les étiquettes des produits est aussi une des clefs de cette démarche. « Je vais dans les magasins choisir les aliments pour certains de mes clients ».
« Quand je fais mes courses, je regarde tout le temps les caddies des gens ; et je me dis que leurs contenus correspondent à la morphologie de la personne, des nuggets, des crêpes toutes faites et un pack de soda, on comprend tout de suite le problème ».
« En suivant à la lettre le programme, la perte de poids est de 1% de sa masse initiale par semaine » annonce Pauline Cheve qui bannit de son vocabulaire un mot régime à effet yoyo. « Il s’agit d’une réadaptation à la nourriture équilibrée, et ce rééquilibrage, c’est pour la vie entière… ».

Les consultations suivantes sont plus courtes et adaptées une fois le cours assimilé. Elles servent aussi à conforter le patient et l’aident à arriver l' objectif fixé au départ.

Pauline Cheve est aussi intervenue en restauration scolaire et pratique de la formation alimentaire avec les cuisines d’Airbus Nantes.
Elle traite aussi les diabétiques à travers le réseau DIAB 44 ce qui permet d’avoir des consultations gratuites, le cholestérol et le risque cardio-vasculaire. Elle travaille également en pré et post opératoire en relation avec la clinique de Saint-Nazaire.
La première consultation coûte 48 €, les suivantes 35 € avec une prise en charge partielle par certaines mutuelles.


Pratique :
Pauline Cheve
Cabinet paramédical du marché
18, Avenue des Ibis
02 40 24 61 99
http://www.imc.fr/calcul

Auteur : JRC | 03/01/2012 | 0 commentaire
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