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Olivier Adam à la lisière de La Baule

Olivier Adam est venu parler de son dernier roman Les Lisières au dernier Rendez-vous d’Atlantia à La Baule de 2012.

Pour clore les Rendez-vous d’Atlantia au centre des congrès avant les travaux, le 145e invité est Olivier Adam pour son dernier roman Les Lisières. « Un de ses livres les plus forts et l’un des plus grands succès de la rentrée », commence Stéphane Hoffmann. Mais aussi malmené par le milieu littéraire, certains éditeurs se sont sentis visés par certains propos du livre.
Les Lisières est plus long que les précédents romans d’Olivier Adam. Il reprend en partie les thèmes précédemment abordés (comme la gémellité) mais avec l’envie « de tout mettre. C’est l’idée de "cette fois-ci tu vas l’écrire ton livre ! ". Et j’ai l’impression d’avoir mis au clair mon style », explique l’auteur.
 

Le narrateur, double de l’auteur

Paul, un écrivain exilé en Bretagne est de retour dans la ville de son enfance en région parisienne car sa mère est malade. Il retrouve son père avec qui il ne s’entend pas, son frère jumeau et ses amis d’enfance qui sont presque tous restés là-bas. Pour Olivier Adam, « la vie les a mis KO, c’est la première génération qui vit globalement moins bien à cause de la crise ».
Le narrateur est une sorte de double fictionnel. « Quand on écrit, il ne faut avoir d’égards pour personne. Et avec moi encore moins, je ne veux pas cacher mes mauvais côtés », ajoute Olivier Adam. Et le personnage principal, est indéfinissable et pétri de contradictions ; tantôt émouvant, tantôt minable ; bref, humain.

Famille et amis comme modèles

Mais ne pas avoir d’égards pour les autres, c’est aussi risquer la critique, et tout particulièrement de sa famille et de ses amis. C’est ce qui arrive à Paul : ses parents n’aiment pas qu’on parle d’eux et la manière dont il parle d’eux gêne son entourage. « Paul est un paradoxe : il vit près de la mer, fréquente des riches et en même temps se fait le porte-voix de la classe moyenne. Il n’en a pas la légitimité », précise Olivier Adam.
Quant à l’auteur, il estime qu’en tant qu’écrivain, il n’a pas d’autre terreau à exploiter que sa propre vie. « Mes parents le vivent comme un reproche », regrette-t-il, « la culture du silence de ma famille, je l’ai vécue comme une oppression. Penser à ménager ses proches, c’est noble, mais c’est un frein qui vous empêche d’écrire le livre que vous vouliez ».

Auteur : AP | 03/12/2012 | 0 commentaire
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