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Noël en Inde pour Stéphane Héloir le marathonien globe-trotter

Nous avions quitté Stéphane Héloir en Albanie fin août. Nous le retrouvons aujourd’hui au Rajasthan dans le nord-ouest de l’Inde six mois et demi, près de 6000 km et sept paires de chaussures après son départ de Villès-Martin à Saint-Nazaire.

En août dernier Stéphane Héloir était en Albanie voir http://www.labaule-infos.net/de-l-atlantique-au-gange-dans-les-pas-de-stephane-heloir-27-66-548.html
Stéphane Héloir tient son rythme de croisière. Une trentaine de kilomètres en courant par jour avec pour objectif d’atteindre le Népal d’ici le printemps. «Jusqu’à fin décembre ou début janvier je vais bourlinguer dans cette région du Rajasthan. Après New Delhi je suis passé par Agra et le majestueux Taj Mahal. Puis après Jaipur, je mettrai le cap sur Pushkar. Là je retrouverai un français, Loïc qui fait le tour du monde en vélo. Je l’ai rencontré à Shiraz au sud de l’Iran et on a convenu de se revoir en Inde pour le réveillon de Noël. Lui se charge d’acheter la dinde et moi les marrons!» Après la trêve des confiseurs, Stéphane continuera de tracer sa route: «Je pense que je prendrai le train jusqu’à Goa au sud de Bombay. De là je longerai la côte jusqu’à la pointe sud de l’Inde pour remonter ensuite de l’autre côté, vers les anciens comptoirs français de Pondichéry et Chennai (actuellement Madras). Cela représente 1800 km de Goa à Chennai où je serai sans doute à la mi- mars. Ensuite j’aurais aimé aller au Tibet, mais les Chinois sont en train de monter un marché juteux avec le Tibet. Ils demandent un prix exorbitant aux Occidentaux qui souhaitent y aller. Je vais donc sans doute me rabattre sur le Népal, le pays voisin, beaucoup plus accueillant. Là c’est beaucoup plus facile.  À la frontière on fait la demande de visa et on l’a dans les 10 minutes qui suivent. »

Un Iran fermé, une Turquie ouverte

Depuis son départ de Saint-Nazaire en juin, le forçat de la route a vu du pays ! Il a laissé l’empreinte de ses baskets en Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie-Monténégro, Albanie, Macédoine, Bulgarie, Turquie, Iran, et désormais en Inde. Il s’est tout de même accordé un détour en avion par Dubaï où il est allé retrouver des amis. De Dubaï il a repris les airs vers New Delhi d’où il poursuit désormais son périple à la force des mollets. Ce transfert entre Dubaï et l’Inde lui a permis d’éviter le Pakistan, zone à risques : «J’ai eu des échos vraiment défavorables au sujet du Pakistan. J’ai donc fait le choix d’éviter ce pays. Ai-je bien fait ou pas ? Je n’en sais rien, mais ma raison me disait de ne pas y aller. Je ne le sentais pas. J’ai choisi d’être prudent et d’écouter ma raison. »
Autre pays à la mauvaise réputation, l’Iran que Stéphane a traversé pendant un mois. «Je n’ai pas eu de problème là-bas, mais c’est vrai que c’est particulier. C’est un pays qui reste très fermé. Ils ne voient pas beaucoup d’étrangers alors quand je passais avec mon sac à dos, ils me regardaient avec de grands yeux. Mais il n’y avait pas trop de curiosité de leur part. Je les comprends aussi parce qu’ils ont un quotidien assez difficile, avec très peu de libertés, en particulier les femmes. À chaque fois que j’en avais l’occasion j’engageais la conversation avec les jeunes et ils me disaient à mots couverts qu’ils en ont marre de cette situation. » Cela tranche avec la Turquie qui a aussi plutôt mauvaise presse chez nous. «J’y ai trouvé un accueil extraordinairement chaleureux pendant les deux mois et les 2 000 km de traversée du pays d’ouest en est. J’ai vraiment été émerveillé par ce peuple. »

Un blog, des encouragements et une démarche pédagogique

Vous pouvez suivre les tribulations du marathonien sur son blog:basketsdanslevent.blogspot.com/ . Et ça marche du tonnerre. Déjà plus de 40 000 visites. «Je suis très très surpris. C’est incroyable. Et ça vient du monde entier, des États-Unis, du Canada, du Japon, du Moyen Orient, d’Afrique. Je reçois aussi des messages de gens que je ne connais pas du tout. Je suis très surpris de ces encouragements. Ça me fait chaud au cœur. Certaines personnes me disent que suis en train de réaliser un truc de fou, mais ce n’est pas mon impression. J’enchaîne tranquillement les kilomètres, au bout du compte ça fait un chiffre impressionnant, mais ça devient une habitude. Je ne trouve pas ça extraordinaire. Il suffit de prendre son temps. Je reçois aussi beaucoup de messages d’élèves du collège Pierre Norange de Saint-Nazaire qui me suivent dans mes pérégrinations. D’ailleurs mon voyage leur sert de support pour un dossier qu’ils sont en train de préparer et qu’ils présenteront au parlement européen au mois de juin prochain. J’en suis très fier et très honoré. »

Auteur : GG | 22/12/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 23 décembre 2011 à 23h05 par cathy
Un marathonien nazairien

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