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Le PLU s’expose à Atlantia

La troisième présentation officielle du Plan d’urbanisme local s’est déroulée, cette fois à la salle des congrès de la Baule, après Escoublac et le Guézy. Yves Métaireau a annoncé la création d’un complexe thalasso-hôtelier.

« Il faut mettre de l’originalité »

À Atlantia, qui sera bientôt fermé pour 15 mois de travaux, le public (environ 120 personnes) est resté attentif devant le déroulé des explications de Véronique Bisson, responsable du cabinet d’études qui  œuvre pour la bonne mise en place du Plan Local d’Urbanisme.
Reste que l’on ne peut pas faire ce que l’on veut et heureusement, le PLU est soumis à nombre de contraintes importantes comme la loi littoral qui interdit des constructions nouvelles hors des espaces déjà urbanisés. Mais aussi, d’autres, liées aux conséquences de la tempête Xynthia qui a modifié une partie du périmètre de la ville et entraîné du retard dans l’élaboration du PLU. Enfin, autre « entrave », la mise en œuvre d’un schéma directeur des eaux pluviales voulue par la Ville dans un secteur en partie urbanisée (Aux abords de l’étier) pour lesquelles des travaux de rehaussements des berges sont engagés.
Le PLU, ce document obligatoire, semble aux yeux d’Yves Métaireau plus souple et plus contraignant que le défunt POS qu’il va remplacer. Car : « Il définit des grands secteurs pour y créer et innover, mettre de l’originalité sur des réalisations propres à la mise en valeur de la Baule ».
Il est aussi plus contraignant avec des zones de protection, comme la pinède avec ses 4 000 villas remarquables classées et une réglementation sur leurs modifications, hauteur, couleur ou marge de recul.
Préserver l’espace agricole
Paradoxalement, Yves Métaireau parle d’une volonté municipale propre, mais aussi imposée par le Préfet de préserver l’espace agricole de la commune (Zone située de l’autre coté de la route bleue). « La tendance actuelle est de maintenir en activité, y compris dans des villes comme la nôtre qui n’a pas forcément et spontanément une activité agricole naturelle, des activités pérennes agricoles ».
Autre axe développé, les liaisons douces, très tendance, aujourd'hui pour désenclaver les quartiers excentrés comme celui du Guézy. Il existe actuellement 25 kilomètres de bandes cyclables, elles sont donc appelées à être renforcées ; pas facile avec une commune toute en longueur. Mais, reconnait Yves Métaireau « Il y a une vraie difficulté à faire communiquer entre eux les quartiers, les liaisons douces devraient permettre de diminuer ce sentiment d’isolement ».

1 200 logements sociaux de retard

La Torre
La Torre

On n’échappe pas à la « politique pour accueillir des jeunes actifs » et éviter « d’être montré du doigt systématiquement sur cette question des logements sociaux ». Certains dans la salle apprennent ainsi, que dans le cadre du schéma de cohérence territoriale, il a été décidé à l’intérieur de CapA de mettre en place une réglementation qui imposera désormais 30 % de logements sociaux sur les opérations groupées.
L’idée est bien sûr de rattraper le retard en la matière, une bagatelle de 1 200 logements sociaux par rapport à la loi SRU. La loi solidarité, renouvellement urbain impose 20 % de logements sociaux par rapport aux résidences principales (actuellement, le décompte est d’environ 650).
Ces grosses opérations d’urbanisation posées dans le PLU devraient permettre une augmentation de la population bauloise estimée à 1 800 résidents d’ici 15 ans. Elles concernent principalement le Guézy et Escoublac avec une petite partie sur le centre-ville comme la Zac de la Victoire qui déçoit Yves Métaireau : « Je vous l’avoue bien humblement, elle met beaucoup de temps à se terminer ». (Nous y reviendrons).
C’est bien sûr les actions proposées sur le centre-ville qui intéressent au premier chef l’assistance, comme le projet Prémare derrière la gare avec deux secteurs ouverts à l’urbanisation (80 logements) avec une dominante de bureaux et une valorisation de la Torre qui y serpente.
Autre projet, Avenue de Lattre avec un prolongement de l’Avenue Olivier Guichard et l’annonce de la réalisation aux Roches Rouges d’un complexe hôtel/thalasso/restaurant dont l’appel à projet est lancé. Il se situerait en face de l’aquabaule.
Une association de défense des riverains
S’en suit des questions et des interrogations du public. « Que va-t-il se passer pour les (200) maisons classées depuis Xynthia en zone à risques submersibles en cas de vente ou de succession ? » s’insurge un des propriétaires. Yves Métaireau ne peut que constater le dictat des services de l’Etat : « On nous a imposé des restrictions, nous sommes obligés de les appliquer ». Et l’idée est lancée de constituer une association de défense de riverains pour faire changer, ou en tout cas assouplir la réglementation en vigueur.
Autre intervention remarquée, celle de Mireille Bourdon (Europe Écologie les Verts) candidate aux dernières cantonales : « Votre projet sur Prémare n’a aucune cohérence au niveau de l’urbanisme (mixité entreprises et habitat), c’est une zone inondable polluée » ; puis, elle enchaîne une seconde question sur le traitement des algues vertes.
Elle reçoit une première réponse technique de la chargée d’études du PLU Véronique Bisson, visiblement énervée : « Vous parlez sans preuve et vous mélangez tout. Le projet a justement pour but d’améliorer les choses ».
Yves Métaireau, pas dupe répond aussi : « La question de Madame Bourdon est purement politique et tout le monde le sait. Ce quartier est une préoccupation de tout le monde, nous avons mis 1,2 million d’euros de travaux pour capter les eaux pluviales et nous allons créer deux bassins de rétention ».
Pour le traitement des algues vertes, Yves Métaireau rassure (?) l’intervenante en affirmant que des mesures seront prises au niveau de l’intercommunalité pour les traiter avec une plate-forme de compostage qui se situera « quelque part dans la Presqu’île ». Une structure qui ne pourra pas voir le jour avant deux à trois ans. D’ici là, les algues seront stockées sur des sites provisoires situés sur des zones éloignées de la population.
S’en suivra, comme pour une réunion de quartiers, des remarques sur le mauvais état de certaines avenues, des problèmes de circulation ou de clôtures de résidences particulières non réglementaires.
Pour complément, relire sujet : www.labaule-infos.net/plan-local-d-urbanisme-un-super-plu-essentiel-27-66-669.html).

Pratique :
Les documents du PLU, comme le plan de zonage, seront consultables en ligne sur le site www.mairie-labaule.fr et mis à disposition du public du 5 au 30 mars à la mairie et dans ses deux annexes pour y préciser des remarques sur des registres. Une enquête publique sera lancée pendant la saison estivale du 15 août au 15 septembre avant un vote en conseil municipal à la fin de l’année.

Auteur : JRC | 25/02/2012 | 0 commentaire
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