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Le monde de la mécatronique à la MJC

La MJC de la Baule accueille depuis septembre dernier un atelier robotique. Un groupe d’apprentissage interrégénérations autodidacte qui oscille entre Macgyver et culture scientifique.

Un univers à la Wall-E**

Initié par le duo Daniel Clément et Jean-Marie Loutrel, le groupe est aujourd’hui composé d’une quinzaine de personnes dont plusieurs ados. L’une des ambitions de l’atelier est de dédiaboliser le monde de la robotique et de l’informatique.
Cela passe par un échange de savoir qui fait plaisir à voir, tels des gosses devant une boîte de Meccano, les participants s’activent à construire des petites machines intelligentes. L’idée est néanmoins d’aller vers des projets plus ambitieux et plus complexes.
Pour Daniel Clément : « Si on veut jouer au foot ou au volley, il n’y a que l’embarras du choix, en ce qui concerne la culture scientifique et technique, il n’y a pas grand-chose, à part des petits groupes dans leurs coins ou dans les écoles d’ingénieurs ». Le petit noyau est donc parti sur l’idée d’une formule autodidacte et partagée, avec une autre volonté : la mixité générationnelle.

Alors, la robotique pour les nuls, c’est quoi ?

Daniel Clément : « La robotique, c’est deux choses. Tout d’abord les embases et les programmes que l’on injecte dans des cartes (à puces). Elles vont permettre au robot d’interagir sur le monde extérieur ». L’on écrit donc des programmes informatiques et l’on rajoute des éléments mécaniques assistés pour que le robot devienne « intelligent ».
Les petites machines articulées peuvent devenir, par exemple, un insecte comme le modèle fabriqué à la MJC (en photo) qui reproduit les mouvements de la nature. Elles peuvent aussi bien être munies de détecteurs, ou de mini-caméras, et la liste est infinie.
« On peut donc lui dire de monter sur un mur, de se diriger le plus vite possible dans la distance la plus longue captée ou d’éviter de rentrer dans des objets ».
 Évidemment, plus simple à dire qu’à faire ; mais pas pour le groupe de passionnés : « ça paraît élémentaire » (Ah, bon ! NDLR). « La robotique, c’est une somme de choses basiques qui peuvent devenir complexes (On s’en doutait un peu ! NDLR), on va utiliser des matériaux très peu chers que l’on va programmer ». La machine n’a plus qu’à obéir, CQFD.
Il existe toutefois un langage bien particulier, l’on parle de protocoles de communication, d’actionneurs, de capteurs et de programmations. Pas de panique, les hommes ont encore le pouvoir sur la machine ; nous sommes loin du film Terminator***.
Les combinaisons sont infinies et les champs d’applications immenses comme par exemple, les sondes envoyées sur les planètes, ou les robots détecteurs d’explosifs. Pour Daniel Clément : « C’est fort passionnant et puis, on touche à différents métiers, par exemple, si l’on voulait construire une mini-serre automatique, il faudrait s’intéresser à la botanique ou à l’hygrométrie ».
 

Les fab labs

Le groupe est pour l’instant dans une phase finale d’initiation avant de tendre à des projets plus évolués. La démarche est exploratoire, « Nous n’avons  pas vraiment de référence ailleurs pour notre activité ». Le groupe souhaite néanmoins à se développer à la manière des fab labs (une contraction de l’anglais fabrication laboratory).
Les fab labs sont des lieux de création, sorte de laboratoires en libre-service où des personnes viennent développer leurs projets et échanger. Ce genre d’atelier de fabrication numérique existe partout dans le Monde, comme à Nantes ou à Toulouse. « C’est dans cet esprit que nous voudrions arriver à faire la même chose ici ». Seul souci, et non des moindres, le financement.
C’est le maillon faible du projet puisque le groupe profite uniquement de l’infrastructure de la MJC et doit s’autogérer en participant aux frais de fonctionnement, notamment, l’achat du matériel. Et dans ce domaine, l’addition peut vite s’alourdir.
L’autre regret de Daniel Clément est l’absence de la gent féminine ; le groupe n’est composé que d’hommes, pourtant, dans le domaine de l’informatique ou du montage des circuits imprimés, les mains féminines seraient les bienvenues, comme pour l’ambiance générale au demeurant fort sympathique.

* La mécatronique (www.mecatronique.fr) est la combinaison synergique et systémique de la mécanique, de l'électronique et de l'informatique en temps réel.
** Wall-E est un petit robot, dans un film d’anticipation, chargé de nettoyer la Terre de ses déchets.
*** Terminator est un film de science fiction où les machines ont pris le pouvoir.

Pratique :

Atelier robotique, tous les vendredis soir à 18 h 30 (hors vacances scolaires)
MJC de La Baule, place des Salines. La Baule
Contact : 02 40 60 37 15.
 

Auteur : JRC | 12/02/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 13 février 2012 à 09h39 par Petites mains
Bonjour,

J'ai été un peu surprise à la lecture de votre article d'apprendre que les filles ne peuvent être utiles à un club de robotique que lors du montage de circuits imprimés ou dans le domaine de l'informatique. L'époque où les femmes étaient couturières ou secrétaires est révolu ! Nous savons aussi concevoir des objets, et même utiliser des grosses machines compliquées pour les fabriquer.
Peut-être y aurait-il plus de filles dans ce club si on arrêtait de leur dire ce qu'elles peuvent ou ne peuvent pas faire de leurs petites mains.

Deux mains qui en ont marre des clichés idiots.

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