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La fête du champignon

Organisée par le comité des fêtes du Guézy et placée sous la houlette du groupe mycologique de Saint-Nazaire, la XIe édition de cette exposition didactique a battu des records avec plus de 200 espèces présentées.

Si certains ont maudit le ciel ses derniers jours, ce n’est pas le cas des amateurs de champignons qui trouvent depuis leur bonheur dans les prés, les marais, les sous-bois et les forêts. « La nature a été généreuse avec nous » nous dit l’intarissable Alain Ricordeau, l’un des deux vice-présidents de l’association mycologique de Saint-Nazaire.

Salle des fêtes du Guézy, beaucoup de champignons sur les tables, classés, répertoriés, disséqués, commentés à n’en plus finir par les connaisseurs, jubilant devant les dernières trouvailles des visiteurs venus faire examiner leur cueillette aux docteurs es-mycologie.

 

De l’amanite au bolet

Évidemment, pour le promeneur lambda, un champignon reste un champignon. Mais ici,  on s’approche avec curiosité, avec un brin de méfiance devant l'amanite phalloïde (sous cloche), on rigole un peu en voyant en vrai Amanita muscaria, le plus connu des vénéneux, nom commun : amanite tue-mouches (dessus rouge à pois blancs) reposant dans une assiette. On se sent à l’aise devant l’un des plus reconnaissables le bolet. Mais, devant la diversité de cette variété, on peut se mettre à douter de sa dernière omelette.

À une table, dite de confusion, on a mélangé des champignons qui se ressemblent. L’idée est d essayer de distinguer le comestible du vénéneux, voire du mortel. « Et presque tout le monde se trompe » nous dit Hubert Gervais (trésorier adjoint de l’association) qui anime cet espace.
« Les gens se trompent parce qu’ils n’ont pas de critères pour les déterminer. Voyez ce bolet à pied rouge par exemple, on a tendance à le rejeter à cause de ses pores rouges comme son pied. Lorsqu’on le coupe, il bleuit, cela effraie le ramasseur alors que c’est un excellent comestible comme le cèpe de Bordeaux ».
 

La bonne coulemelle au pied chiné

La récolte présentée provient de la forêt du Gâvre : « Nous allons là-bas, parce c’est une forêt domaniale ; il faut rappeler qu’il est interdit de ramasser des champignons sur les terrains privés, la bonne attitude est de demander l’autorisation aux propriétaires ».
La plupart des visiteurs viennent à ces rendez-vous recevoir des conseils. « On a toujours autant de questions et les gens ont toujours peur de confondre les comestibles et les autres. Par exemple, la coulemelle, le champignon préféré par ici. Vue d’avion, sa cousine lui ressemble, mais si on remarque bien le pied, le comestible a le pied chiné, alors que l’autre a le pied lisse, il faut éviter de le consommer », d’autant qu’ils peuvent pousser l’un à côté de l’autre ». Nous voilà rassurés, en tout cas avertis, enfin pour celui-là. Autre conseil d’Alain Ricordeau : « Il faut éviter de les transporter dans un sac plastique, le champignon n’aime pas et il va fermenter ».
 

Le groupe mycologique de Saint-Nazaire, fort de ses 128 adhérents, est le second en importance de la Région Ouest. Il propose des sorties découverte sur le terrain et présente de nombreuses animations autour du champignon comme ce week-end à La Baule et à Saint-Brevin avant le grand rendez-vous du salon des plantes et du champignon salle de l’Immaculée à Saint-Nazaire la semaine prochaine (20 et 21 octobre).

Pratique
Le groupe mycologique de Saint-Nazaire propose également des réunions mensuelles.

Tél. : 06 72 32 78 19  ou 06 68 51 94 06
 

Auteur : JRC | 14/10/2012 | 0 commentaire
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