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La Baule, petits commerçants : « Nous sommes essentiels ! »

Comme partout en France les commerçants de la station balnéaire n’en peuvent plus. Ils étaient autour de 500 de la presqu’île rassemblés place de la Victoire à La Baule. En tenue sombre portant une pancarte « Je suis essentiel » ils sont venus manifester leur mécontentement.

Ils demandent au gouvernement de prendre la prise en charge des pertes d’exploitation, des loyers, l’annulation des charges sociales.

Les commerçants de prêt-à-porter sont particulièrement touchés. Ils ne peuvent vendre leur collection d’hiver et ne pourront pas financièrement acheter leur collection d’été. La situation est anxiogène et très difficile à accepter.

C’est la totale incompréhension des commerçants coiffeur, bar-restaurant, magasin de vêtements, fleuriste, vis-à-vis des grandes surfaces.

Partout, on entend la même remarque sur l’incohérence du gouvernement « pourquoi les grandes surfaces où il y a 30 personnes à la caisse et pas nous qui recevons 2 personnes ? »

16/11/2020 | 4 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 16 novembre 2020 à 19h24 par Labo
Oui dramatique car je fréquente tous ces établissements
Cependant pour les bars et surtout les restaurants de la Presqu’île où j’allais plusieurs fois par semaine, j’ai trop souvent constaté le non respect des règles sanitaires; serveurs avec masques visière (interdits) ou sous le nez, sous le menton, menus plastifiés qui circulent de tables en tables, distanciation non respectée...
Bien sûr ce ne sont pas tous les restaurants et c’est désespérant pour ceux qui font des efforts sabotés par une partie des autres.

C’est aussi le cas dans beaucoup de situations en France ou une minorité entache et perturbe la qualité de vie des autres, plus respectueux.

Tant que ces mauvaises conduites perdureront et que les sanctions ne seront pas suffisamment dissuasives, il me parait vraiment normal de maintenir fermés un certain nombres d’établissements et en particulier les bars et restaurants.
Les résultats encourageants du confinement nous confortent dans cette stratégie qui à terme devrait se révéler moins dramatique pour la santé économique de notre pays et de celle des commerçants.
Si vous prenez le problème dans l’autre sens nous allons tous « mourir » à petit feu et jamais réussir à éradiquer cette pandémie
#2 - Le 17 novembre 2020 à 14h19 par Baulois, La Baule
Je n'ai pas vu LCI et Pujadas...
#3 - Le 17 novembre 2020 à 19h23 par Emma le retour, Pornichet
Selon moi ce n'est pas un simple mécontentement qu'expriment les commerçants, artisans, restaurateurs, cafetiers...aujourd'hui. Ils révèlent au public une manifestation de leur souffrances et de leur détresse. Ils sont affligés d'une double blessure: économique mais aussi narcissique. Quel coup de poignard dans l'estime de soi!
"commerçant non essentiel" si on considère le contraire dans le dictionnaire on traduit: " commerçant accidentel, contingent, inutile ,superflu". Quel maladresse dans cette expression mercatile qui réduit le commrce, le commerçant comme un produit. Car en enfin ce ne sont pas les commerces qui sont essentiels ou pas, ce sont les besoins auxquels ils répondent . Apparemment le gouvernement, s'appuyant sur la pyramide des besoins de Maslow, a priorisé les besoins physiologiques (boire, manger..) et relégué à l'accessoire ou l'inutile le besoin d'accomplissement de soi, qui se traduit par la nécessité d'autres produits.

je termine par 2 remarques: le client qui va chez un petit commerçant ( paradoxalement tout le monde convient de les appeler "petits"!!!y compris eux-mêmes cela mérite réflexion) ce n'est pas que pour acheter c'est pour trouver autre chose: accueil, plaisir des yeux ou plaisir d'entendre, échanges, plaisir de toucher et de sentir.
Deuxièmement le commerçant ne fait pas ce métier que pour gagner de l'argent, il y trouve aussi de la satisfaction dans l'accueil, le contact, adaptation du produit au besoin, vanter et convaincre...

L'essentiel c'est la rencontre de ces deux démarches : besoins du commerçant et besoin du client. C'est là-dessus que l'on aurait dû travailler en amont. La crise covid n'est qu'un révélateur.
Le commerce ce n'est pas que vendre et acheter.
c'est une rencontre à chaque fois. Ne dit-on pas "ma cliente? le gars du bar n'appelle-t-il pas ses clients par leur prénom?" ne dit-on pas" Mon boucher, ma libraire?". Le commerce c'est de la fidélité et de la confiance. C'est cela l'essentiel.
#4 - Le 23 novembre 2020 à 17h51 par fafa, La Baule
J'approuve ce qu'écrit @labo.
Il faudrait faire "le ménage" chez certains commerçants peu disposés à jouer le jeu (et qui pénalisent la grande majorité fait ce qu'il faut...)
Exemples:
-Vendredi matin, marché de la Baule un (le) marchand de journaux ne portait ostensiblement pas le masque du tout! Au delà de toute considération légale (çà mériterait une fermeture administrative), c'est un manque de considération de ses clients pouvant porter atteinte à in fine à leur vie!
-La Baule les Pins,en 15 mn et 3 commerces fréquentés,un boucher avec masque sous le nez, un boulanger avec masque sur le menton en train de boulanger et de parler "fort".
etc,etc, etc
Évidemment certains des clients que nous sommes prennent aussi beaucoup trop de libertés.
J'engage les clients à boycotter définitivement les commerçants récalcitrants ou imprudents et les commerçants respectueux à ne pas servir et à "virer" les clients en infraction.
C'est aussi valable pour les artisans et ouvriers sur les chantiers en cours où beaucoup trop ne portent pas le masque: ils se regroupent,traversent et/ou travaillent dans les parties communes
d'immeuble ...sans masque.
Exemples:
-Mardi av de l'Etoile un groupe d'une bonne demi douzaine d'intervenants autour d'une fosse à touche touche sans masque (travaux fibre ?)
-Un peintre sans masque sur son escabeau dans mon hall d'entrée d'immeuble
etc,etc, etc
Ici la responsabilité des salariés concernés, de leurs dirigeants et des donneurs d'ordre est engagée.
Dans mon entreprise, si je ne respecte pas les règles je risque clairement une mise à pied voire un licenciement pour faute et c'est normal: cette règle devrait être appliquée partout.
Si chacun s'y met, on s'en sortira et pour la minorité récalcitrante:
« Aux quatre coins [...] qu'on va le retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile… »
(Je laisse les cinéphiles retrouver la source)

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