Trois volets ont essentiellement été abordés : les mutations économiques, la situation économique de La Baule et les risques pour le futur. Pour Nicolas Bouzou « on est dans une mutation économique qui rebat beaucoup les cartes »
L’étude révèle la bonne situation économique de La Baule dans un secteur touristique extrêmement performant, « la fréquentation touristique a beaucoup progressé ces dernières années +3 % contre 1 % en France. » « Ce point positif peut devenir un danger à cause d’un contexte économique hyperspécialisé. » Ajoute l’économiste. »
Mais tout n’est pas rose pour autant, hors tourisme, l’emploi a diminué de 3 % en 10 ans, le casino de La Baule est confronté à un marché saturé et en déclin. Les activités sportives sont gérées par des associations de bénévoles, non-créatrices d’emploi.
L’étude révèle que face à l’accroissement économique des pays émergents, l’accélération des innovations technologiques, et le vieillissement démographique, les risques et les conséquences sont multiples :
- Accroissement de la concurrence en provenance des pays du Maghreb,
- L’augmentation des prix de l’immobilier peut devenir excluant pour les classes moyennes y compris supérieures.
- Le risque de conflits intergénérationnels entre une population de familles désireuses de bénéficier d’un centre-ville et d’une plage animée et une population de seniors recherchant avant tout la tranquillité.
Pour Nicolas Bouzou « La Baule vieillit : les sexagénaires sont en augmentation, un quart de la population aujourd’hui et un tiers dans 10 ans."
7 préconisations pour assurer l’avenir de l’économie bauloise :
1- Poursuivre l’embellissement de la station ;
2- Renforcer la vocation touristique et l’offre sportive « en faisant une plus grande place au vélo."
3- Renforcer l’attractivité de la ville vis-à-vis des familles permettra d’atténuer son vieillissement en réservant une partie des logements en HLM, en créant des pistes cyclables et un centre-ville piétonnier ;
4- Infléchir la spécialisation, pour cela Nicolas Bouzou suggère de « faire venir des entreprises de service en centre-ville (Beslon n’est pas La Baule) et laisser un peu plus de place aux bureaux."
5- Aller vers d’avantage d’animation par une plus grande tolérance envers l’animation naturelle : terrasses, bars, restaurants de plages… Et un soutien aux animations événementielles ;
6- Communiquer à l’étranger « La Marque La Baule est incroyablement connue en France, mais peu à l’étranger » « il y a là un fort potentiel de développement, il faut faire venir les Chinois » assure Nicolas Bouzou.
7- Réduire l’impact du développement sur les ressources naturelles par l’accompagnement d’une politique écologique.
Les réactions étaient partagées à l’issue de la réunion pour les sceptiques :
Cette étude ne dit rien sur le changement des habitudes de vacances des Français à cause des RTT et de la situation économique. Elle pourrait suggérer les possibilités de développement de tourisme maritime hivernal, c'est un succès de fréquentation en novembre et décembre pour quelques stations du littoral breton. Elle ne dit pas si la politique de communication touristique a été la bonne ces 20 dernières années.
On regrettera en fin d’étude le faible nombre et le manque de diversité des personnes consultées. Par contre cette étude a le mérite de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Elle aura permis de donner des orientations aux politiques. Reste à savoir ce qu’ils en feront et si leurs choix ne seront pas guidés par des considérations électoralistes. Elle va certainement susciter commentaires et réactions dans les prochaines semaines.
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