La Baule Infos

Conseil municipal : vote du budget primitif 2012

Avec un budget de près de 69 M€, le maire de la Baule, Yves Métaireau, a présenté une politique qualifiée de réponse aux attentes des électeurs. L’opposition PS a voté contre, dénonçant un manque d’investissements et une certaine léthargie.

Des chiffres

Le poste le plus important est consacré à l’aménagement et aux services urbains (10 M €) dont la moitié affectée à la voirie et aux réseaux d’eaux pluviales. L’effet Xynthia a fait prendre des mesures à la ville avec un programme de rétention des eaux sur les Ondines et le Grand Clos.
Evoquée et déjà débattue, l’acquisition du bâtiment de l’éducation nationale sera officialisée en début d’année pour 2 450 000 €.
Les autres acquisitions foncières sont provisionnées à hauteur de 800 000 € ; des crédits sont aussi prévus pour la ZAC de la Victoire (400 000 €), pour l’aménagement de la place du Moulin au Guézy (310 000 €) et des plantations d’arbres (110 000 €).
Effort vers les personnes âgées ou en difficultés avec une enveloppe de 2 285 000 € comprenant le début de la réhabilitation de la Villa Speranza et celui du club de l’amitié.
Le marché couvert engloutit 5 M €, reste 195 000 € pour l’action économique et le tourisme.
1 248 000 € sont affectés aux activités sportives et de loisirs avec, notamment des travaux de requalification de la salle des sports des Salines. Les portes des box du centre équestre seront changées (129 000 €).
900 000 € pour des rénovations de bâtiments scolaires dont plus de la moitié pour l’école Paul Minot.
Au grand dépit de la gauche, la culture se voit doter de 480 000 € dont 300 000 pour la rénovation d’Atlantia.
Notons encore 1 527 000 € pour les services municipaux et l’hôtel de ville (mise en sécurité suite à fuite d’eau...) et l’accès aux personnes à mobilité réduite.
Le gymnase du lycée Grand Air reçoit une subvention d’équipements de 220 000 €.
Yves Métaireau conclut cette présentation en soulignant que « Les dépenses réelles de fonctionnement sont en augmentation de 1,76 % et les recettes de 1,10 %. La progression des dépenses d’équipements, hors subventions versées, est de 10 % par rapport au budget précédent.
Le financement de l’investissement s’équilibre par un produit d’emprunt de 11 000 000 €. Yves Métaireau précisant que : « La dette par habitant est de 99 €, l’une des plus faibles par rapport aux autres villes françaises de même strate ».

Un budget copié/collé pour l’opposition

Des observations ? Le maire de la Baule se tourne vers le groupe d’Erwan Le Moigne.
Comme il l’avait déjà fait lors du débat d’orientations budgétaires, l’élu PS a critiqué le manque d’ambition du budget. « Il s’agit d’un copié /collé du projet de budget ; vous semblez, à mon sens, être assez imprudent dans les recettes liées à des incertitudes qui sont nombreuses comme celles du casino et les droits de mutation qui ont tendance à diminuer. Les recettes ne sont pas, à mon sens, optimisées et posent un problème sur l’équilibre de ce budget ».
Le cheval de bataille d’Erwan Le Moigne est le volet investissement « Lorsque l’on parcourt les projets, l’on voit beaucoup de redites, éducation, restauration ; et puis il y a beaucoup de retard ».
Il pointe les 21 € d’investissements : « On trouve le marché, c’est un projet ancien, comme celui d’Atlantia qui va être ravalé. Vous enterrez le projet de couverture de la scène des Dryades, sans débat. Vous n'expliquez pas non plus la politique culturelle de la commune et vous « exhumez » le cimetière paysager.»
Sur l’acquisition du bâtiment de l’Éducation Nationale : « C’est une politique de désengagement de l’État, contraire à l’objectif de décentralisation et de l’aménagement du territoire. Nous serons extrêmement vigilants sur ce projet, pour que ce site stratégique, ce lieu d’échanges soit axé sur l’innovation, sur l’emploi et qu’il puisse faire sortir notre commune de ce modèle unique de tourisme d’affaires ».
Autre constat sur la nécessité de faire des travaux à temps et sur les écoles « qui n’ont pas vocation de façon inexorable à fermer ».
Pour les réserves foncières, « Vous nous présentez un budget de 800 000 €, au prix du foncier à La Baule, c’est largement insuffisant, une peau de chagrin». Et puis : « Vous n’avez pas su emprunter au bon moment ».
Se réclamant d’une force de proposition, Erwan Le Moigne conclut : « Il n’y a pas de politique sans risque, mais, vous n’en prenez aucun ; il faut avoir la capacité d’investir réellement et ne pas se contenter de rénovation ou de requalification. Il faut proposer des projets qui sortent de terre. Il faut faire en sorte que La Baule ne s’endorme pas et redevienne une ville phare sur la Presqu’île ».

« Le gel des dépenses à caractère général »

Jean-Pierre Savary (Opposition centriste) partage pour sa part l’analyse du groupe du PS « sur le renforcement de la politique culturelle de la ville ; il faut être plus ambitieux au niveau des acquisitions foncières dans le cadre du développement social ». « Je partage également cette incertitude aux niveaux des recettes concernant les droits de mutation ; il est à craindre des recettes plus faibles (à cause de l'augmentation de la plus-value imposable) et qui va entraîner un effet de gel sur le marché ».
Jean-Pierre Savary prône également le gel des dépenses à caractère général, s’inquiète de la baisse des subventions du conseil général et pointe du doigt les frais de réception.

« Vos propos traduisent une politique différente »

Yves Métaireau répond à ses adversaires : « Je ne peux pas augmenter indéfiniment des budgets comme celui de la culture « vorace » ; je suis très prudent sur ce poste. « Nous avons changé de direction, nous sommes partis sur un développement économique qui s’articule bien avec les récompenses que nous venons de recevoir (Marianne d’or et la plus belle baie du monde) ».
« Que voulez que je fasse sur le casino et les droits de mutations ?  Vous ne demandez d’être prudent par certains côtés et d’un autre coté, vous me reprochez d’être trop prudent ; cela ne me paraît pas très cohérent ».
« Je comprends très bien que vous ne puissiez pas approuver la gestion de cette municipalité »
. Yves Métaireau évoque ainsi la « collaboration » de ses opposants : « Quand vous suggestions sont bonnes, nous n’hésitons pas à, éventuellement, les regarder ».
Je pense que nous avons mené une politique pour la Baule qui aujourd’hui nous permet d’être une des villes les moins endettées, avec le plus faible taux d’imposition et malgré tout a maintenu le niveau d’investissement autour de 20 M € par an.
Nous avons une politique à la fois de prudence, de bonne gestion et d’investissements. Nous avons été élus pour cela et pas pour prendre des risques inconsidérés sur la culture ou des manifestations.
Il s’énerve (un peu) sur la remarque concernant les frais de réception : « Il faut arrêter de dire n’importe quoi Monsieur Savary. Par rapport à une commune comme la nôtre, obligée de recevoir des délégations et faire des réceptions, le budget est ridicule, je ne pense franchement pas que nous abusions ».
Avant de passer au vote, il conclut : « Tout ce qui a été proposé depuis mon élection en1995 a été réalisé et il n’y a aucune raison que cela ne continue pas ».
Vote contre du groupe PS, abstention de Jean-Pierre Savary.

(À venir… Le reste des délibérations)

Auteur : JRC | 17/12/2011 | 1 commentaire
Article précédent : « Des voeux sur fond de baie unique »
Article suivant : « Philippe Grosvalet veut ''mieux servir le territoire et la population '' »

Vos commentaires

#1 - Le 17 décembre 2011 à 22h41 par romainTH, La Baule
Quid du rapport de Nicolas Bouzou ?
Gestion pépère, pas de vague, pas de vacanciers en basse et moyenne saison,pas d'animation,pas de volonté de faire venir des entreprises, il est temps de préparer une nouvelle équipe pour redynamiser cette ville.

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web 136, avenue des Ondines 44500 La Baule
www.media-web.fr  |  Tél. : Rédaction  |   Nous contacter