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Concession de la plage de La Baule : La réaction du maire de La Baule après les articles de presse

Parler de « privatisation » à propos de la plage est faux, voire malhonnête, le domaine public est depuis toujours inaliénable et imprescriptible. Nous sommes ici devant une délégation provisoire de service public pour la gestion de la plage. L’Etat n’a pas vendu la plage ! Mais depuis l’origine, c’est le décret plage de 2006 qui s’avère très difficile à appliquer sur la plage de La Baule et qui pose des problèmes majeurs.

En effet depuis 40 ans environ, des clubs, des écoles de voile et des restaurants exercent leurs activités commerciales sur la plage.

La plupart des exploitants sont des proches connaissances de la commune, certains ont même été élus.

Or, le décret plage pose 2 ou 3 obligations majeures qui sont difficiles à mettre en place.

- Tout d’abord 80% du linéaire de la plage doit être libre de toute occupation, or nous souhaitons garder les tentes et cabines qui sont l’image historique et centenaire de La Baule. Ce qui signifie qu’il conviendrait alors de supprimer 3 ou 4 établissements – qui choisira les malheureuses victimes ? Est-ce moralement acceptable ?

- Quand une ville est délégataire, elle doit utiliser pour attribuer ses sous-traités sur la plage, la procédure de délégation du Service Public dite « Loi Sapin ». Cette procédure est strictement encadrée et requiert en moyenne entre 4 et 6 mois par délégataire à choisir. Une formule plus souple est prévue dans le décret quand c’est une société privée qui est délégataire.

L’Etat a donc effectué un appel à candidature et a choisi VEOLIA, seul candidat, car cette société semble vouloir s’investir dans ce nouveau type d’activités.

Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de la consultation en vue de choisir les sous-traitants (pour 20 d’entre eux) et cette phase est prévue jusqu’au 20 juin.

Les termes de la consultation, les plans annexés par lots, l’incertitude pour les encorbellements (domaine de la Ville) et pour l’installation des tentes et cabines posent problème et complexifient à l’extrême la procédure tout en suscitant des incompréhensions, des angoisses et de fausses interprétations comme la « privatisation » qui n’est pas le terme approprié.

L’inquiétude des professionnels est compréhensible, elle s’ajoute à celle de la Ville car personne n’a intérêt à fragiliser encore plus le tissu économique de la commune et donc celui de la plage, un des atouts majeurs de la notoriété touristique de La Baule.

Dans un esprit d’apaisement et de conciliation nécessaire aujourd’hui, la Ville proposera à VEOLIA de constituer une Société d’économie mixte locale (SEML) qui pourrait venir se substituer à la société filiale de VEOLIA pour cette délégation.

Cela permettrait alors à la Ville, à travers cette société, de concourir aux dépenses de gestion, aux investissements et de limiter raisonnablement les hausses de redevances des exploitants, tout en recherchant l’équilibre économique et en réservant à VEOLIA une part d’activité dans laquelle elle souhaite s’investir.

Il faut souhaiter que cette formule qui ménage les intérêts de tous, s’avère acceptable pour VEOLIA et pour les services de l’Etat.

La Ville qui est très concernée par sa vitrine, souhaite donc un partenariat officiel, efficace, concret mais qui soit acceptable et accepté par toutes les parties prenantes à la situation actuelle, car dans une exploitation commerciale cohérente, il ne peut y avoir des gagnants et des perdants.

Nous avons tous intérêt à ce que les tensions et les inquiétudes s’apaisent et c’est ce que nous proposons aujourd’hui.

Yves METAIREAU

Maire de La Baule-Escoublac

Président de cap Atlantique

17/05/2017 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 18 mai 2017 à 09h21 par villebois, La Baule
"Cela permettrait alors à la Ville, à travers cette société, de concourir aux dépenses de gestion, aux investissements et de limiter raisonnablement les hausses de redevances des exploitants"
Et puis quoi encore!!
Contribuable à La Baule, je ne souhaite pas payer pour des entreprises commerciales.
Aujourd'hui les restaurants de plage, et demain?...
#2 - Le 18 mai 2017 à 09h46 par Joustin, La Baule
Si le maire de La Baule avait choisi de garder la gestion de la plage comme à Pornichet nous n'en serions pas là. Erreur de choix.A Pornichet le problème est réglé on n'en parle plus.
#3 - Le 18 mai 2017 à 10h17 par Gres
Communication catastrophique et pitoyable de la Mairie.
Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux solutions (gestion mairie ou externalisée)
Les infos à charge parues dans la Presse sont une nouvelle fois partiales.
La réponse ventre-mou de la mairie est à l'image du dynamisme déclinant de la station.

Il faut aussi expliquer aux contribuables baulois que gérer la plage c'est plus de fonctionnaires dont on connaît les horaires de travail, les coûts de retraites et les avantages inouïs.

Alors un peu de pédagogie ferait du bien.
MM les élus, remuez vous les fesses pour réagir plus fermement aux torrents de boue parus dans la Presse.
#4 - Le 21 mai 2017 à 20h40 par villebois, La Baule
La SEML discriminatoire,
Pourquoi ne pas participer au loyers et charges des autres restaurants de La Baule, et au commerçants de l'avenue De Gaulle qui ont des loyers si chers.et aux commerçants de l'Avenue Lajarrige qui ont tant de difficultés, et pourquoi pas aux plombiers et aux électriciens.......

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