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Bilan mitigé pour la haute saison à La Baule

La Baule a du subir comme les autres communes de la Presqu’île les affronts de la météo, vu une partie de ses 8 kilomètres de plage devenir vertes en juillet, encaisser la crise financière qui frappe aussi les nantis. La station bon chic, bon genre possède de nombreux atouts liés à un aura indéniable, mais qui pour certains font que de vivre sur des acquis. Ils ne permettent plus d’être en concurrence avec d’autres stations balnéaires huppées européennes ou des destinations exotiques. Alors en plus, si le temps n’est pas de la partie.

La Baule avec son patrimoine immobilier remarquable, son front de mer, ses structures de loisirs, ses festivals (festival de musique de chambre, jazz festival  (10 000 spectateurs)), ces d’évènements sportifs ou culturels (écrivains en bord  de mer), a aussi son casino, ses hôtels de luxe, sa jet-set (discrète) et une population estivale qui peut attendre 150 000 personnes avec ses 60% de résidences secondaires ou occasionnelles.
Les acteurs de la vie touristique baulois livrent leurs sentiments sur la saison haute qui s’achève.
Sur le front de mer,  les matinaux joggeurs courent à petit pas, ils ont une vue imprenable sur la mer et la grève où s’échelonnent les paillottes, les clubs de voiles et de plages, ces derniers sont bien pratique pour y déposer ses enfants dans un cadre sécurisé et pour le moins idyllique.

Au club de plage des Courlis, on démonte les structures plus tôt que prévu, les prévisions météo, encore elles, ne laissent présager rien de bon. François, le gérant, est plutôt satisfait de la saison en relativisant : « Pluvieux et froid, certes, mais dans l’ensemble, ce n’est pas catastrophique, je ne me suis pas encore penché sur le bilan chiffré, mais, c’est loin d’être mauvais, c’est sûr, cela n’a pas été une belle saison, mais çà reste correct ».
Ce temps qualifié de pourri, pardon, de maussade par certains restaurants avec terrasse qui, eux ont pâtis, ne faisant travailler que parfois le tiers des saisonniers embauchés, a profité à d’autres établissements. Exemple avec

le Carpe Diem, qui lui, ne vit pas au jour le jour. Son responsable, serein, explique que « grâce » au mauvais temps, le chiffre d’affaires est en hausse par rapport à l’été dernier : « C’est une bonne saison pour nous, lorsqu’il fait mauvais, les gens ne vont pas à la plage, alors, ils viennent manger, sans doute une sorte de compensation. Nous travaillons avec une clientèle d’habitués, tout va bien, septembre arrive et généralement, cette arrière saison nous est aussi profitable, quelque soit le temps ». 
A défaut de homard ou de langouste hors de sa bourse, le touriste de passage peut aussi plonger sa fourchette dans une galette complète accompagnée d’un bol de cidre. Dans l’ensemble,  les tables à crêpes n’ont pas trop à se plaindre, enfin, encore une fois en enlevant le manque à gagner des terrasses vides. 
 

« On est passé à coté d’une saison exceptionnelle »
Incontournable dans ce bilan, l’association des commerçants baulois (300 adhérents), à sa tête, Gérard Olliéric, le président d’UNICIAL rencontré fin juillet nous déclarait alors : « que le mois de juillet était mauvais et qu’il espérait en août ».
Septembre arrive, il évoque : « une saison moyenne lorsque que le printemps présageait une remarquable saison haute, ce n’est pas le cas, si les sites culturels ont battus tous les records, certains hôtels ont soufferts, notamment en juillet. En août, les structures affichaient complets, sans plus, d’habitude, les hôteliers renvoient les touristes dans l’intérieur, là, c’était juste complet.
« Dans l’ensemble, on peut qualifier la saison de passable, la météo reste un facteur déterminant qui influence par exemple les résultats des commerces de plages et les activités d’extérieures ».

Ses craintes sont aussi fondées pour l’année 2012 : « La Baule va connaître de gros chantiers, celui de la rénovation d’Atlantia qui va toucher les activités des hôteliers et restaurateurs, celui du marché avec des travaux conséquent dans ce quartier très fréquenté et puis, nous allons aussi subir le contre coup de périodes d’élections, cela implique 4 week-ends où les personnes ne vont pas se déplacer ». Mais, le facteur temps reste le plus inquiétant pour le président d’UNICIAL : « Même s’il n’a pas fait vraiment beau, non plus ailleurs, les touristes n’oublient pas des vacances gâchées par la pluie et le froid, ils s’y reprendront à deux fois avant de choisir de nouveau La Baule comme destination ».
Gérard Olliéric reste optimiste malgré tout, le fonds de commerce baulois est aussi basé sur les quelques 16 000 résidences secondaires, ceux là, quelque soit le temps viendront profiter de leur maison sur la côte.
Coté location, le discours est un peu différent, la responsable de La Coupole Immobilier tire un bilan positif de la saison estivale : « Cela s’est très bien passé, les loueurs de meublés sont satisfaits, évidemment, les gens réservent très longtemps à l’avance et le temps n’influence pas leurs décisions. Nous avons une clientèle d’habitués qui fréquentent La Baule depuis des années, ils savent que généralement, il ne fait pas très beau en juillet, mais, ils viennent qu’en même ». Fait à noter, une demande de remboursement de location, du jamais vu dans cette agence immobilière.
Le discours est différent à l’hôtel le Christina (trois étoiles) la saison est qualifiée de moyenne : « Nous avons du subir des dizaines d’annulations de dernière minutes, ce qui est difficile à gérer, nous enregistrons une baisse sensible de l’activité en août, heureusement, nous travaillons avec une clientèle d’habitués et de fidèles ».
Alors, devant la conjoncture actuelle, le marasme, la crise, les évènements à l’étranger, tous se demandent où sont passés les français cet été, ils espéraient qu’ils choisissent comme destination le bord de mer,  mais, voilà, ils ne sont pas venus. Sont-ils restés chez eux ou ont-ils choisi d’attendre des jours meilleurs, la question reste posée.
Inlassable, elle, la mer continue son va et vient, indifférente à l’agitation du remblai, regardant passer les mouettes qui vont se réapproprier leur territoire de prédilection, se moquant bien des inquiétudes du genre humain.

Auteur : JRC | 01/09/2011 | 0 commentaire
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