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Bilan d’un festival très jazzy à La Baule

Jean-Luc Gouin, l’organisateur du Jazz Festival de La Baule est sur un petit nuage. Il livre, le sourire aux lèvres, le bilan de cette 10e édition anniversaire du « La Baule Jazz Festival ».
Jean-Luc Gouin
Jean-Luc Gouin

Une satisfaction personnelle pour l’organisateur de ce rendez-vous devenu incontournable par sa qualité musicale et générant une fréquentation de fidèles, d’accros du jazz et de curieux.
10000 personnes sont ainsi fédérées autour de la musique jazzy dans le cadre d’un festival créée dans une station plutôt vouée aux plaisirs balnéaires. Un pari, mais pas si fou que cela pour cet ancien banquier reconverti qui n’a de cesse de faire partager sa passion.
« On a démarré doucement, dans une espèce de challenge pour devenir aujourd’hui un événement incontournable. Bien sûr, on n’est pas au même niveau que le festival de Marciac (34e édition cette année) Mais, les bases sont présentes et la qualité de nos affiches est devenue une référence ».
Fidéliser un large public dans un segment musical réservé aux puristes est pour Jean-Luc Gouin une histoire simple : « Il fallait trouver une notoriété, une philosophie, créer une écoute, générer des envies ».
La clé de la réussite tient dans la qualité des artistes présents : « Le succès d’un festival de ce type passe nécessairement par un travail de recherches artistiques afin de produire la crème des musiciens. Au-delà des concerts, j’ai créé des partenariats hôteliers pour que les groupes se sentent bien et restent sur La Baule au moins deux jours ».
« C’est un vrai concept économique et culturel ».
Jean-Luc Gouin insiste aussi sur sa vision personnelle d’une telle organisation : « Ce qui m’intéresse, c’est de pouvoir rencontrer et discuter avec les artistes. Qu’ils puissent partager en dehors de la scène des moments avec le public ».
L’étalement dans le temps n’est pas aux yeux de l’organisateur un facteur pénalisant : « C’est juste un autre défi, il faut prendre en compte le phénomène saisonnier, le va-et-vient des touristes,  étaler le festival en longueur les obligent ainsi à revenir sur la Presqu’île ».
Instituer des entrées payantes pour les concerts d’ouverture et de clôture est aussi une volonté de l’homme : « Il faut du off et du on, les concerts gratuits qui ont attiré en moyenne 400 personnes ne nécessitent pas de gros moyens techniques. Par contre, nous avons mis le paquet côté lumière et son pour les deux concerts payants, ça n’a rebuté personne de payer pour voir un spectacle de grande qualité, les Dryades affichaient complet pour le concert du Saint-Louis-Big-Band, un moment exceptionnel ».
Bien évidemment, il y aura une 11e édition du Jazz Festival, elle est déjà dans l’esprit de Jean-Luc Gouin qui devrait modifier le programme en mettant en place deux gros événements, mais pas nécessairement au début et à la fin du festival : « Le public est maintenant fidélisé, à nous d’apporter de nouvelles et belles surprises musicales pour l’année prochaine ».

Le Saint-Louis-Big-Band
Le Saint-Louis-Big-Band
Auteur : JRC | 20/08/2011 | 0 commentaire
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