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Au royaume des fraises bauloises

L'activité bat son plein en ce moment chez les fraisiculteurs. Le fruit rouge est la star des serres de Burban production, spécialiste baulois qui en produit chaque année environ 200 tonnes.
330 000 plants neufs sont utilisés chaque année.
330 000 plants neufs sont utilisés chaque année.

Les fraises envahissent les étals des marchés depuis quelques semaines. Et dans les serres bauloises de Burban production, spécialiste de la fraisiculture, l’activité bat son plein. Au mois de mai, jusqu’à 50-60 personnes – des saisonniers en grande partie – chouchoutent les stars du maraîcher. Chaque année, à côté de productions de framboise, melon et pomme de terre nouvelle plus anecdotiques, ce sont environ 200 tonnes de gariguettes, manille, dely, naïad, charlotte ou encore mara des bois qui quittent les jardins suspendus pour trouver preneur sur les étals de sept marchés en presqu’île et jusqu’au marché international de Rungis. « Une fois que la presqu’île est saturée, on envoie vers Rungis », explique Xavier Burban, à la tête de l’entreprise familiale avec son frère, Stéphane. Et les fraises bauloises traversent parfois la France pour s’installer jusque dans les assiettes d’un restaurateur corse.

Depuis mars et jusqu’à la Toussaint, six variétés du fruit rouge cultivées concentrent toutes les attentions au Trologo, où sept hectares leur sont consacrés. « Notre cheval de bataille, c’est elle. On ne peut pas la louper. » Tous les ans, les plants sont renouvelés, « environ 330 000 », précise Xavier Burban. Suspendues dans des serres ou simplement protégées par des bâches en guise de parapluie, les fraises sont nourries d’oligo-éléments et logées confortablement dans leur lit de terreau.

Xavier Burban.
Xavier Burban.

Dans l'assiette un jour après la récolte

Elles bénéficient d’un « micro-climat » à La Baule, assure Xavier Burban. Et, avec la protection biologique intégrée, les Burban évitent l’intervention chimique. Depuis sept ans, exit pesticides et autres produits chimiques, ce sont des insectes « prédateurs » qui s’occupent des « ravageurs ». Du coup, inutile de laver les fraises avant de les déguster. « Il n’y a pas de mulot, pas de poussière… » Consommateurs, oubliez ce geste qui « dénature le goût ».

Chaque jour, la récolte du matin prend le chemin de la chambre froide pour quitter le site dès le lendemain et atterrir sur les marchés. Quant à la production qui part à Rungis, elle a souvent atteint la région parisienne avant même les stands nazairiens et de la presqu'île. « Il arrive que les camions soient ici avant même que la récolte ne soit terminée », explique Xavier Burban. Et si la « vraie saison » de la fraise, c'est en ce moment, c'est en période estivale que tout se joue pour le maraîcher. Un dimanche à La Baule, l'été et sous un beau soleil, jusqu'à une demie tonne peut être écoulée sur le marché.

Le fraisiculteur baulois ouvre ses portes les 20-21 et 27-28 mai aux particuliers qui pourront sélectionner leurs fruits eux-mêmes, une manifestation qui attire chaque année 2 à 3 000 personnes.

Auteur : CC | 03/05/2011 | 0 commentaire
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